samedi 29 août 2009

JERUSALEM N'EST PAS UNE COLONIE / MICHEL GURFINKIEL


http://www.michelgurfinkiel.com/articles/241-Proche-Orient-Jerusalem-nest-pas-une-colonie.html
http://www.michelgurfinkiel.com/articles/241-Proche-Orient-Jerusalem-nest-pas-une-colonie.html

PROCHE-ORIENT/ JERUSALEM N’EST PAS UNE COLONIE
Le Département d’Etat et le Quai d’Orsay devraient réviser leur géographie. Et surtout leur droit.
PAR MICHEL GURFINKIEL.


Il faudra que le Département d’Etat et le Quai d’Orsay s’expliquent un jour. Ces deux chancelleries défendent en effet, sur les frontières d’Israël et le statut des territoires que l’Etat juif a conquis en 1967, une doctrine baroque, illogique, et contraire aux règles habituelles du droit.

Le Département d’Etat et le Quai d’Orsay ne contestent pas le droit d’Israël à « occuper » ce qu’ils appellent « Jérusalem-Est », la Cisjordanie, ou même Gaza (où l’Etat juif contrôle toujours l’espace aérien et les côtes). Cette occupation résulte de la guerre de 1967. Elle a été validée par la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui reste en vigueur jusqu’à la signature éventuelle d’un accord de paix.

Ce qu’ils contestent, c’est le contenu qu’Israël donne à son occupation. L’Etat juif aurait dû se limiter, selon eux, à un contrôle militaire, voire sécuritaire, de ces territoires, et laisser en état, pour le reste, la situation qui existait à la veille de la Guerre des Six jours, le 4 juin 1967. En particulier, Israël n’aurait pas dû créer des « colonies » en zone « occupée », c’est à dire des ensembles d’habitation israéliens, qu’il s’agisse de quartiers nouveaux à Jérusalem ou de villes et villages nouveaux en Cisjordanie. Aujourd’hui, tant le Département d’Etat que le Quai d’Orsay estiment que ces « colonies » constituent le principal obstacle au processus de paix israélo-palestinien et israélo-arabe. Ils exigent donc, dans un premier temps, leur « gel » immédiat, c’est à dire l’arrêt de toute nouvelle construction. Et dans un second temps leur « démantèlement » ou au minimum leur transfert à un futur Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza. Toutes les « colonies » sont concernées. Y compris le moindre pâté d’immeubles créé ou rénové par les Israéliens à « Jérusalem-Est » (c’est à dire au nord, à l’est et au sud de Jérusalem). Y compris un malheureux hôtel qui vient de s’ouvrir, à proximité de la Vieille Ville, dans un ancien bâtiment administratif jordanien puis israélien.

A première vue, la doctrine du Département d’Etat et du Quai d’Orsay est sévère mais juste. Mais un examen plus attentif révèle d’étranges contradictions. Les deux chancelleries se comportent comme si la « ligne verte », l’ancienne ligne de barbelés qui coupait Jérusalem en deux avant 1967, était une « frontière internationale » . On en déduit donc qu’elles considèrent le secteur israélien d’avant 1967, « Jérusalem-Ouest », comme partie intégrante d’Israël. Et qu’elles ne voient pas d’objection à l’installation dans ce secteur, quelque part au pied de la Knesset ou de Yad-Vashem, des ambassades américaine et française en Israël, actuellement établies à Tel-Aviv. On se trompe. Pour les deux chancelleries, Jérusalem-Ouest non plus n’est pas israélien. Où commence Israël ? Pas de réponse. Un sentiment désagréable point : pour le Département d’Etat et le Quai, Israël ne commence peut-être nulle part ; et constitue peut-être, tout entier, une « colonie », à « geler » puis à « démanteler ».

Le droit international existe. Il a ses principes, ses règles, sa jurisprudence. Que dit-il, à propos d’Israël et des territoires conquis en 1967 ?

A l’origine, il y a le Mandat de la Société des Nations (SDN). La Grande-Bretagne s’est emparée du Levant, jusque là possession turque, en 1917-1918. La SDN valide sa présence au Levant-Sud – la Palestine – en 1923. Moyennant, ainsi que le stipulent les articles II, IV, VI, VII, XI, XXII, XXIII, de cette décision, l’engagement d’y créer un Foyer national juif, et d’y assurer une immigration juive massive.

En 1947, l’Onu, qui a succédé à la SDN, partage la Palestine en trois : un Etat juif en trois enclaves reliées par des corridors, un Etat arabe et une zone internationale à Jérusalem. Les Juifs de Palestine acceptent. Si les Arabes avaient fait de même, le Moyen-Orient n’aurait pas connu onze guerres. Mais les droits dont les Juifs disposaient dans l’ensemble de la Palestine mandataire auraient été limités au seul Etat juif.

Les Arabes refusent. Or la nature d’un traité est d’être exécuté. S’il ne l’est pas, par suite du retrait ou de la défaillance de l’une des parties concernées, la situation juridique antérieure, statu quo ante, est reconduite. Par conséquent, comme le note dans un télégramme au Quai d’Orsay un diplomate français alors en poste à Jérusalem, les dispositions du Mandat de 1923, à commencer par le Foyer national juif, restent toujours en vigueur sur l’ensemble du territoire palestinien.

Le nouvel Etat juif, Israël, gagne la guerre. Là où il était désormais établi, le Mandat est juridiquement « accompli ». Dans les autres parties de la Palestine, les dispositions de 1923 sont mises en sommeil, mais nullement abolies. En 1967, la conquête israélienne leur rend leur actualité, ainsi que le notent des juristes de premier plan : l’Américain Eugene Rostow, ancien doyen de la faculté de droit de Yale, et ancien sous-secrétaire d’Etat sous l’administration Johnson, ou l’Australien Julius Stone, l’un des plus grands experts en droit international du XXe siècle. Israël n’est pas un « occupant », mais un souverain légitime. Il peut implanter des habitations juives dans les zones conquises. Il le doit.

Les pays où le droit joue un rôle dans le débat politique, notamment les Etats-Unis, savent bien qu’il en est ainsi. C’est pourquoi le Congrès américain a pu voter en 1995, sous l’administration Clinton, une loi enjoignant l’installation de l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem. Le Département d’Etat a contré l’opération à travers une argumentation pragmatique, en faisant valoir que ce transfert était « politiquement inopportun ». Mais il s’est gardé, à l’époque, d’entrer dans un débat juridique, qu’il n’aurait pas gagné.

Le Département d’Etat et le Quai d’Orsay traînent des « cultures » antisionistes, sinon antisémites, depuis fort longtemps. La chance historique du premier, aujourd’hui, est de travailler avec un président ouvertement anti-israélien. La chance du second, de travailler pour un président dont le pro-américanisme consiste à s’aligner sur le président américain du moment. Mais les présidents passent. Et le droit subsiste.


© Michel Gurfinkiel, 2009

mardi 25 août 2009

Témoignage: “les juifs s’échappent du Venezuela comme ils s’enfuyaient de Vichy !”

ENCORE UNE FOIS.......

Témoignage: “les juifs s’échappent du Venezuela comme ils s’enfuyaient de Vichy !”

Source : http://jss.over-blog.com - Envoi de Mihal Vaknine d’Ashdod

vandalisme synagogogue venezuela

C’est fait. Ils ont tous fais leurs bagages.

Pas plus de deux valises par personne. Pas de mobilier. Fini l’argenterie des grands-parents décédés il y à 15 ans.

Ils n’ont pas non plus vidés complètement leurs comptes en banque.

Cela aurait été trop suspect aux yeux du régime de Chavez.

Aujourd’hui, mon ami que j’appellerais Ricardo pour l’article (vous l’aurez compris, il ne s’agit pas là de son vrai nom), à remplis la voiture de son père avec les quelques biens qu’ils possèdent à Caracas.

Ils ont dit aux voisins qu’ils partaient en vacance.

Ils ont donnés le urs objets précieux à quelques amis.

Un petit cercle de proche qui connaissent la vérité.

Mais qui ne diront rien.
Ricardo, je le connais depuis un an. Il vivait en Israël mais la situation des juifs du Venezuela l’inquiète trop.

A force de parler avec ses parents, il a réussi à leur faire changer d’avis.

Ils ne vont pas aller loin. Ils vont même rester en Amérique du Sud. Israël, ce n’est pas pour maintenant. Pour l’heure, la terre promise est forcément une terre ou l’on parle espagnole.
Ricardo, je lui ai parlé il y à deux heures. Ses parents fignolaient quelques petits trucs avant de partir.

vandalisme synagogogue venezuela

Il profitait de ses quelques moments de calme pour vérifier la route et voir si aucun barrage de police n’est prévu dans un secteur particulier.

Et au détour d’Internet, il m’a parlé. Il m’a raconté.

Les synagogues tagués de croix gammés.

Les tombes dévastés.

Il m’a raconté les pressions mises sur les juifs du Venezuela par la dictature.

Il m’a même rapidement expliqué pourquoi, les portes-paroles de la communauté juive locale “soutiennent” officiellement Chavez. Officiellement biensûr. Officieusement, c’est une autre histoire.

Ces derniers temps malgré tout, quelques voix s’élèvent.

Le Grand Rabbin du pays à ainsi affirmé “Nous ne pouvons que survivre dans un pays allié et ami de l’Iran. D’autant plus que l’antisémitisme et l’antijudaïsme est en développement constant. Le nombre de juifs envoyés à l’hopital ne cesse d’augmenter. D’autant plus que la plupart des venezueliens ne font pas la différence entre judaïsme est Israël. Peut-être ont-ils raison.”

Sur les 18.000 juifs comptabilisés en janvier 2008, ils n’étaient plus que 13.000 en janvier 2009.

=0 D

Certaines associations affiment qu’ils ne doivent être que 10.000 en juillet 2009.

La plupart se sont enfuis aux Etats-Unis.

Ils sont considérés comme réfugiés politique.

D’autres ont traversés l’Atlantique et ont posés leurs valises en Espagne.

Pour quelques irréductibles, le Costa-Rica fait bien souvent office de terre d’accueil.

vandalisme synagogogue venezuela

Aujourd’hui, pour m’expliquer la situation, Ricardo à fait ce parallèle étonnant: “nous nous enfuyons de Caracas tout comme très certainement des membres de ta familles se sont enfuis de Vichy ou de son régime assassin.

Chavez, c’est la pire des crapules. Il hait les juifs. Ils hait les israéliens.

Enfin, tant que l’Iran lui donnera de l’argent, il voudra la peau des juifs.

La situation des juifs ici est catastrophique. Nous nous cachons.

Nous faisons tout discrètement. Si quelqu’un remarque que nous nous enfuyons, nous serons mes parents et moi, jetés en20prison. Ils pourraient nous accuser des traitrise ou d’espionage au profit d’Israël. Tout cela est faux.

Mais ca ferait vendre les journaux locaux.

Et les abrutis en tout genre se sentiraient encore plus proche du Raïs Venezuelien.

Ce que vivent ici les juifs, c’est un enfer.”

Dès lors, comment faire pour lui rappeler que le seul endroit sur terre ou il pourra vivre en tant qu’homme libre et en tant que juif, c’est Israël.

Comment lui rappeler qui fuir un endroit pour se retrouver en position de réfugié n’a jamais été une solution viable.

Mais décidément, le temps presse. Il doit partir. Il a du penser à cette solution des centaines de fois.

Peut-être ses parents refusent-ils tout simplement de “tout” quitter comme cela.

Peut-être ont-ils l’espoir de pouvoir revenir bientôt.

Peut-être pensent-ils que leur petite société survivra à cette Nakba juive d’amérique du sud.

une pétition mise en ligne récement par l’Achomer Hatzaïr. C’est une pétition de soutien aux juifs du Venezuela. Malheureusement, que trop peu de monde y a accès. N8 0hésitez pas à la faire parvenir à vos amis!

Signez la pétition …

Tags: Actualité, antisemitisme




mercredi 19 août 2009